Le Call CRÉATIF
Trouver un équilibre ft. Célia Reubrecht
Ce que j'ai retenu de ma conversation avec Célia
L'épisode 2 du Call Créatif avec Célia est sorti il y a quelques semaines déjà… et j'ai l'impression que le temps file à une vitesse folle. J'ai toujours ce petit rituel après un enregistrement : laisser passer quelques jours, revenir sur mes notes et prendre le temps de digérer la conversation. Alors aujourd'hui, je ressors mon carnet pour partager avec toi les trois réflexions qui m'ont le plus marquée après cette discussion avec Célia.
1. La créativité commence souvent par une intuition
Ce qui m'a frappée en discutant avec Célia, c'est à quel point son parcours semble évident... sans jamais avoir été réellement planifié.
Quand je lui ai demandé pourquoi elle était devenue architecte d'intérieur, elle m'a répondu qu'elle ne s'était jamais vraiment posé la question. Les expériences de sa vie l'ont menée jusque-là, presque naturellement.
En découvrant les projets de son studio, Craie Craie, on ressent cette même évidence. Les couleurs, les matières, les volumes, la lumière… chaque détail trouve sa place. Rien ne semble forcé.
Cette discussion m'a fait réfléchir à mon propre parcours.
Avant le graphisme, il y avait la danse. Pendant plusieurs années, je voulais en faire mon métier. Je me suis formée à Paris en parallèle du lycée et j'ai même été admise dans une école de danse professionnelle.
Finalement, j'ai choisi une autre voie.
Je me suis tournée vers le graphisme, alors même que je ne savais pas vraiment ce que ce métier représentait. Avec du recul, je ne saurais toujours pas expliquer rationnellement cette décision.
Je crois simplement que j'ai suivi une intuition.
Et aujourd'hui encore, c'est souvent elle qui guide mes projets les plus importants.
Ce que je retiens : apprendre à écouter cette petite voix intérieure. Les décisions qui paraissent les plus instinctives sont parfois celles qui nous ressemblent le plus.
2. Être créatif, c'est aussi porter plusieurs casquettes
Une phrase de Célia m'est restée en tête :
"Il n'y a pas de fin à ce que tu fais."
Quand on travaille dans un métier créatif, on pourrait passer des heures, voire des jours, à peaufiner le moindre détail.
Mais entreprendre, c'est aussi apprendre à poser des limites.
La création représente finalement une petite partie du travail. Le reste, c'est l'organisation, les échanges avec les clients, l'administratif, la communication, la gestion des projets... et tout le contenu qu'il faut produire pour continuer à être visible.
La semaine qui a suivi notre enregistrement résume assez bien cette réalité.
Entre une identité visuelle, de la papeterie de mariage, la préparation des prochains épisodes du podcast, plusieurs rendez-vous clients… j'ai aussi donné des cours.
Pendant longtemps, je pensais qu'il fallait absolument choisir une seule direction.
Aujourd'hui, je crois plutôt que cette diversité nourrit ma créativité.
Chaque projet apporte quelque chose aux autres.
Bien sûr, trouver un équilibre n'est pas toujours simple. Mais c'est justement cette variété qui rend ce métier passionnant.
Ce que je retiens : accepter d'avoir plusieurs casquettes et comprendre que cette multiplicité est une force, à condition de trouver son propre rythme.
3. Reprendre le contrôle de son attention
Le troisième sujet qui m'a beaucoup parlé concerne notre capacité à rester concentrés dans un quotidien où tout cherche à capter notre attention.
Célia expliquait qu'elle avait supprimé toutes les notifications de son téléphone.
Une décision simple, mais finalement assez radicale.
Ce n'est plus son téléphone qui décide quand elle reçoit de l'information : c'est elle.
J'ai trouvé cette idée particulièrement inspirante.
On connaît tous ce scénario : ouvrir Instagram pour répondre à un message... puis se retrouver dix minutes plus tard à faire défiler son fil d'actualité sans même savoir pourquoi.
À force d'être sollicités en permanence, on finit par perdre notre capacité à rester pleinement concentrés.
Je fonctionne d'ailleurs un peu de la même manière.
Mon téléphone est très souvent en mode "Ne pas déranger". J'essaie de choisir les moments où je suis disponible pour répondre, plutôt que de laisser les notifications rythmer mes journées.
Parce qu'avec le temps, j'ai compris une chose importante : on ne crée pas comme on remplit un tableau Excel.
La créativité dépend de notre énergie, de notre curiosité et de notre état émotionnel.
C'est aussi pour cette raison que je m'impose régulièrement des pauses. Aller marcher quelques minutes, cuisiner, sortir prendre l'air...
Ces moments où l'on a l'impression de "ne rien faire" sont souvent ceux où les meilleures idées apparaissent.
Une citation de Raphaël Quenard résume parfaitement cette idée :
« C'est en perdant du temps qu'on en gagne. »
Ce que je retiens : protéger son attention est devenu une compétence créative à part entière. Ralentir n'est pas perdre du temps, c'est parfois la meilleure façon de laisser les idées émerger.
Ce que je retiens de cet épisode
Cette conversation avec Célia m'a rappelé qu'il n'existe pas une seule manière de construire un parcours créatif.
Faire confiance à son intuition, accepter de porter plusieurs casquettes et apprendre à protéger son attention sont trois idées qui résonnent particulièrement avec ma façon de travailler aujourd'hui.
Si tu as écouté cet épisode, je serais curieuse de savoir ce qui t'a marqué, toi.
Et si ce n'est pas encore fait, tu peux retrouver notre conversation sur YouTube ou sur ta plateforme d'écoute préférée.
À très vite pour un prochain débrief du Call Créatif.

